Comment fonctionne Biffer, de la première minute à la restauration
Comment fonctionne Biffer ? La question nous est posée à chaque démonstration, et la réponse tient en une phrase : le logiciel lit vos fichiers sur votre ordinateur, repère les données personnelles et confidentielles, les remplace par des alias stables, puis vous rend un document lisible que vous pouvez confier à une IA ou à un tiers. Tout se passe sur votre machine, à chaque étape.
Cette page détaille le parcours complet, de la première ouverture à la restauration des valeurs d'origine, avec les choix que vous aurez à faire en chemin. Nous l'avons écrite pour que vous sachiez exactement ce que Biffer fait et ce qu'il vous apporte, avant même de le télécharger.
Le parcours, en huit étapes
À retenir
- Biffer travaille entièrement sur votre ordinateur : vos fichiers et chaque fragment de texte restent sur votre poste.
- Chaque donnée détectée est remplacée par un alias stable (PERSONNE_001, EMAIL_002), ce qui garde le document lisible et cohérent.
- Vous gardez la main : aperçu surligné, faux positifs à décocher, ajouts manuels appliqués à toutes les occurrences.
- Une table de correspondance, chiffrée ou en clair, permet de restaurer les valeurs d'origine dans la réponse de l'IA.
Voici ce qui se passe entre l'installation, le dépôt d'un fichier et la réponse exploitable. Chaque décision reste la vôtre.
0. Se connecter une fois, à la première ouverture
Biffer demande votre adresse email et vous envoie un lien de confirmation ; un clic, et le logiciel reçoit la clé liée à votre adresse et à cet ordinateur. Votre adresse email suffit, vous êtes dispensé de mot de passe. Cette étape se fait une fois par machine ; ensuite le logiciel travaille hors ligne. Le logiciel s'installe sur Mac, et bientôt sur Windows, depuis la page télécharger Biffer.
1. Déposer un ou plusieurs fichiers
Vous glissez un PDF, un fichier Word, un classeur Excel, un CSV, un simple texte, une image ou un PDF scanné dans la fenêtre de Biffer. Vous pouvez en déposer plusieurs d'un coup : ils rejoignent une file d'attente que nous décrivons plus bas. Vos fichiers restent sur votre poste, à ce stade comme aux suivants.
2. L'analyse se fait sur votre ordinateur
Biffer lit le texte du fichier (pour une image ou un scan, une reconnaissance de caractères embarquée le reconstitue d'abord, hors ligne) et cherche ce qui ressemble à une donnée personnelle ou confidentielle : noms et prénoms, civilité suivie d'un nom, emails, téléphones, adresses postales, dates, plaques d'immatriculation. Les identifiants à clé de contrôle sont vérifiés mathématiquement : SIREN et SIRET par la clé de Luhn, numéro de sécurité sociale par sa clé de contrôle, IBAN par le contrôle modulo 97. Seuls les nombres qui passent le contrôle sont signalés comme identifiants, ce qui vous épargne des faux positifs.
3. Un aperçu surligné, type par type
Le document s'affiche avec chaque détection surlignée et classée par type. Vous voyez d'un coup d'œil combien de personnes, d'emails ou de numéros ont été repérés, et où ils se trouvent dans le texte. C'est le moment de relire : Biffer propose, vous validez. Vous gardez le dernier mot sur chaque détection, et donc la maîtrise de ce que vous transmettez.
4. Décocher les faux positifs
Un nom de rue pris pour un nom de personne, une date anodine, un numéro de bon de commande détecté comme téléphone : vous décochez, et la donnée reste telle quelle dans le document final. Chaque décision porte sur le seul élément visé, le reste de l'analyse est conservé.
5. Ajouter une sélection et toutes ses occurrences
À l'inverse, si une information a échappé à l'analyse (un nom de projet confidentiel, un surnom, une référence interne), vous la sélectionnez dans l'aperçu et vous l'ajoutez. Biffer repère alors toutes les occurrences de cette sélection dans le document et les traite ensemble, sous un même alias. Chaque répétition est prise en charge pour vous.
6. Choisir la politique de chaque type
Pour chaque catégorie de donnée, vous décidez : pseudonymiser (remplacer par un alias stable comme PERSONNE_001), masquer (remplacer par une étiquette générique comme [PERSONNE]) ou conserver. Vous pouvez par exemple pseudonymiser les personnes, masquer les IBAN et conserver les dates si elles sont nécessaires à la question que vous poserez à l'IA.
7. Décider du sort de la table de correspondance
Biffer peut enregistrer une table qui relie chaque alias à sa valeur d'origine. Vous la chiffrez avec un mot de passe (Argon2id et AES-256-GCM) ou vous la gardez en clair, à votre convenance. Vous pouvez aussi opter pour une anonymisation définitive en renonçant à la table : le traitement devient alors irréversible, ce qui est parfois exactement ce que l'on veut.
8. Exporter, utiliser, puis restaurer
Le document pseudonymisé est enregistré dans le même format que l'original, mise en forme conservée. Vous le confiez à ChatGPT, Claude, Gemini ou à un tiers. Quand la réponse revient, vous la soumettez à Biffer avec la table de correspondance : chaque alias retrouve sa valeur réelle, et vous obtenez un texte directement exploitable. Nous détaillons cette méthode sur la page préparer un document pour l'IA.
Les formats pris en charge et ce qui est conservé
Biffer traite cinq familles de fichiers. Dans chaque cas, nous avons cherché à rendre un document que vous puissiez réutiliser sans retouche : la mise en forme est conservée, le texte est réécrit en place et seules les données ciblées changent. Le tableau ci-dessous résume ce que le logiciel lit et ce qu'il laisse intact.
| Format | Ce que Biffer lit | Ce qui est conservé |
|---|---|---|
| PDF (texte) | Le texte de chaque page | La mise en page : le PDF est réécrit en place, dans son format d'origine |
| Word (.docx) | Le texte du document | La mise en forme ; les métadonnées (auteur, société, auteurs des commentaires) sont vidées |
| Excel (.xlsx) | Le contenu des cellules | La mise en forme du classeur ; les métadonnées sont vidées |
| CSV | Chaque champ de chaque ligne | La structure du fichier, colonne par colonne |
| Texte (.txt, .md) | Le texte brut | Tout le contenu hors données ciblées, balisage Markdown compris |
| Images et PDF scannés | Le texte reconnu par OCR, puis les pixels des zones repérées, noircis | Le reste de l'image |
Les images et les PDF scannés, c'est-à-dire composés d'images de pages sans couche de texte, passent d'abord par une reconnaissance de caractères embarquée dans le logiciel, qui s'exécute hors ligne. Les données repérées sont ensuite caviardées par noircissement des pixels : un caviardage définitif, qui vous garantit que l'information a disparu de l'image. Nous détaillons ce cas sur la page biffer un PDF.
Dans tous les formats, la sortie reste un fichier de même type que l'entrée : un classeur Excel pseudonymisé reste un classeur Excel, un contrat Word reste un contrat Word. La structure est intacte, seules les valeurs ont changé.
Pseudonymiser, masquer, conserver : trois politiques et un alias stable
Le choix de la politique se fait par type de donnée et vaut pour toutes les occurrences : si vous décidez de pseudonymiser les personnes, toutes les personnes du document le seront, chacune avec son propre alias. C'est ce qui rend le résultat exploitable par une IA : le modèle voit que PERSONNE_001 signe le contrat et que PERSONNE_002 le conteste, et il peut raisonner dessus tout en ignorant les noms réels.
Pseudonymiser
La donnée est remplacée par un alias numéroté et stable : PERSONNE_001, EMAIL_002, TOQUE_001 pour le numéro de toque d'un avocat. La même valeur reçoit toujours le même alias dans tout le document. C'est la politique qui préserve le mieux le sens du texte, et la seule qui permet une restauration fidèle.
Masquer
La donnée est remplacée par une étiquette générique entre crochets, par exemple [PERSONNE]. L'IA sait qu'il y avait une information de ce type, et toutes les personnes y sont fondues sous une même étiquette. Utile quand la distinction est superflue pour la question posée, ou quand vous voulez un résultat volontairement plus sobre.
Conserver
La donnée est laissée en clair. Vous choisirez cette option pour les dates d'un calendrier contractuel, pour les montants d'un tableau à analyser, ou pour un type de donnée sans sensibilité dans votre contexte. Conserver est toujours un choix explicite : Biffer vous montre ce qu'il laisse en clair.
Dans les documents Word et PDF, chaque donnée remplacée est en outre surlignée en noir, avec le texte de l'alias en blanc, comme un trait de marqueur sur une pièce caviardée : le lecteur voit d'un coup d'œil où le document a été modifié, et l'alias reste lisible pour l'IA. Ce surlignage noir est activé par défaut et peut être désactivé avant l'export ; il est retiré automatiquement à la restauration, en même temps que les alias.
À l'export, Biffer vide également les métadonnées du fichier : auteur, société, auteurs des commentaires. Ce sont des informations que l'on oublie souvent, et qui suffisent pourtant à relier un document à une personne. Les notions d'alias, de pseudonymisation et d'anonymisation sont précisées dans notre glossaire, et la CNIL en donne une définition de référence dans son guide sur l'anonymisation des données personnelles.
File d'attente, métiers et champs préidentifiés
Quand vous déposez plusieurs fichiers, ils forment une file d'attente. Deux modes sont possibles. En mode vérifié, chaque document passe par l'aperçu surligné et attend votre validation avant d'être exporté : c'est le mode que nous recommandons pour un dossier sensible ou pour vos premiers traitements. En mode automatique, Biffer applique vos politiques à tous les fichiers d'une seule traite, ce qui convient aux lots homogènes, par exemple une série de comptes rendus de même structure. Le mode automatique est inclus dès l'offre gratuite, comme toutes les fonctions du logiciel ; seul le nombre de fichiers par mois varie selon les tarifs de Biffer.
Les métiers changent la liste de ce que Biffer cherche. Un avocat manipule des numéros de toque et des numéros RG ; un médecin des numéros RPPS et ADELI ; un notaire des numéros CRPCEN ; un organisme de formation des numéros de déclaration d'activité (NDA) ; un assureur des numéros de sinistre, de police et de contrat ; un service RH des matricules ; un expert-comptable des numéros de TVA intracommunautaire ; un gestionnaire, une banque ou une collectivité des numéros de contrat et de dossier. En choisissant votre métier, vous activez ces champs préidentifiés en un seul choix, la configuration est déjà faite. Les dix-huit profils (avocat, expert-comptable, notaire, médecin, ressources humaines, assureur, formateur, immobilier, gestionnaire, banque, collectivité, juriste d'entreprise, informatique, commercial, BTP, huissier, enseignant, travailleur social) sont présentés sur la page des métiers couverts par Biffer.
Si votre activité utilise un identifiant qui lui est propre, vous ajoutez votre propre champ par mot-clé : un préfixe de numéro de dossier, un code client, une référence interne. Biffer le traitera ensuite comme les autres types, avec son alias et sa politique.
Gratuit pour cinq fichiers par mois, illimité pour 10 € HT par ordinateur
Biffer est un logiciel gratuit : après la connexion initiale par email, faite une fois dans le logiciel, vous biffez cinq fichiers par mois avec toutes les fonctions, sans carte bancaire et sans limite de durée. Le compteur mensuel est tenu sur votre ordinateur et revient à zéro le premier jour du mois. Cette connexion initiale est la seule nécessaire : c'est elle qui délivre la clé liée à votre adresse et à votre machine, et elle porte uniquement votre adresse email, vos fichiers restant sur votre poste. Nous avons voulu que la découverte se fasse dans les mêmes conditions que l'usage réel, sur vos vrais documents, hors ligne.
Pour aller au-delà de cinq fichiers par mois, le logiciel vous propose une licence illimitée : Biffer pour Mac ou Biffer pour PC, 10 € HT (12 € TTC), à vie pour la version achetée, une licence par ordinateur (deux machines, deux licences), transférable depuis le compte si vous changez de poste. Le paiement se fait par carte via Stripe, avec reçu immédiat et facture sur demande ; la clé illimitée arrive dans le logiciel par la même connexion email. Une nouvelle version majeure s'achète séparément, et vous pouvez acheter en quantité puis attribuer les licences à vos collaborateurs depuis votre compte sur biffer.fr. Le traitement des fichiers, lui, se fait toujours hors ligne, comme nous l'expliquons sur la page logiciel hors ligne.
Biffer est édité par Opcadia, la société lyonnaise de Romain Rissoan, formateur et consultant, fondateur d'Optédif formation. Si une étape de ce parcours vous paraît obscure, ou si un format que vous utilisez manque à l'appel, écrivez-nous à contact@biffer.fr ou passez par la page contact : les retours d'utilisateurs guident directement les prochaines versions.
Vos documents professionnels anonymisés, prêts à être diffusés publiquement ou à un outil d'IA.
Biffer tourne sur votre ordinateur sans envoyer le moindre fichier. Gratuit pour cinq fichiers par mois, illimité pour 10 € HT par poste.
100 % hors ligne · Gratuit : 5 fichiers par mois · Aucun fichier envoyé