Biffer ses fichiers bancaires
Biffer ses fichiers bancaires avant de les confier à une IA, c'est traiter des relevés, des contrats de prêt et des mandats SEPA qui identifient un client à chaque ligne : numéro de compte, numéro de carte, référence de virement. Que l'on travaille en agence, au back-office, chez un courtier en crédit ou en gestion de patrimoine, le secret bancaire impose que ces pièces restent dans l'établissement, y compris au moment de solliciter une IA. Biffer traite ces fichiers sur votre ordinateur, sans connexion, et remplace chaque identifiant par un alias stable.
Cette page décrit les fichiers concernés, l'obligation de secret, les usages de l'IA et les champs du profil banque.
Relevés, contrats de prêt, mandats : les fichiers bancaires types
Les fichiers qu'un conseiller, un analyste crédit ou un courtier manipulent sont presque toujours nominatifs : ils alignent des montants et des numéros qui désignent une personne.
- Relevés de compte (PDF, parfois CSV exportés de l'espace client) : numéro de compte, libellés d'opérations avec noms de tiers, références de virement.
- Contrats et offres de prêt (PDF, Word) : numéro de prêt, identité des emprunteurs et des cautions, adresse du bien, tableau d'amortissement.
- Mandats de prélèvement SEPA : référence unique de mandat (RUM), IBAN et BIC du débiteur, identifiant créancier.
- Dossiers de crédit : bulletins de paie, avis d'imposition, numéro de client, pièces d'identité en annexe.
- Tableaux de suivi (Excel) : portefeuilles clients, listes de chèques, encours par numéro de compte.
Biffer traite les PDF, Word, Excel, CSV et texte en conservant la mise en forme : le tableau d'amortissement reste un tableau, le relevé reste lisible. Les relevés scannés en image passent par une reconnaissance de caractères embarquée, hors ligne, puis sont caviardés par noircissement des pixels, sans restauration possible. Le cas du PDF est détaillé sur la page biffer un PDF.
Le secret bancaire et le RGPD : ce qui encadre ces fichiers
L'article L511-33 du code monétaire et financier soumet au secret professionnel toute personne qui participe à la direction ou à la gestion d'un établissement de crédit, ou qui y est employée. Ce secret est sanctionné par l'article 226-13 du code pénal. Il couvre les informations précises et confidentielles sur le client, c'est-à-dire exactement ce qu'un relevé ou un contrat contient.
S'y ajoute le RGPD : un numéro de compte, une référence de virement ou un numéro de carte sont des données personnelles, et les données financières appellent des mesures de sécurité renforcées, comme le rappelle la CNIL. Trois conséquences pratiques.
- Le numéro de carte bancaire circule toujours masqué dans un fichier de travail : Biffer le remplace d'office.
- Le client est identifiable par son numéro de compte autant que par son nom : Biffer biffe les deux ensemble, et la protection est complète.
- Le lieu du traitement compte. Avec un logiciel hors ligne, le texte reste dans l'établissement, du dépôt à l'export.
Biffer prépare, vous validez : vous relisez l'aperçu et l'établissement garde la maîtrise du traitement.
Cas d'usage avec une IA et flux de travail Biffer
Une fois les identifiants remplacés, l'IA devient un assistant utile pour toutes les tâches qui portent sur le fond du dossier plutôt que sur l'identité du client.
- Résumer un contrat de prêt de quarante pages pour préparer un rendez-vous.
- Analyser un relevé CSV de six mois pour repérer les charges récurrentes d'un dossier de crédit.
- Préparer une trame de note d'analyse à partir d'un dossier pseudonymisé.
Le flux est le même à chaque fois.
- Vous déposez le PDF, le Word, l'Excel ou le CSV dans Biffer, profil banque activé.
- L'analyse locale surligne personnes, adresses, IBAN, numéros de compte, de prêt, de carte, de chèque et références de virement.
- Vous décochez les faux positifs (un code d'opération interne, une référence de produit) et ajoutez ce qui manque, toutes occurrences à la fois.
- Le document sort avec des alias stables (COMPTE_001, PRET_001, CLIENT_002). Dans le Word et le PDF, les données biffées sont en outre surlignées en noir, option activée par défaut.
- La table de correspondance, chiffrée ou en clair selon votre choix, restaure les valeurs d'origine dans la réponse de l'IA.
La file d'attente traite une série de relevés en mode vérifié ou automatique. Biffer est gratuit pour cinq fichiers par mois, après une confirmation d'adresse email faite une fois dans le logiciel ; au-delà de ce volume, Biffer pour Mac ou Biffer pour PC coûte 10 € HT (12 € TTC), toutes fonctions incluses (voir la page tarifs). Les étapes sont détaillées sur la page comment ça fonctionne.
Les champs que le profil banque préidentifie
Le profil banque ajoute aux détections générales les identifiants propres aux opérations bancaires. Voici la liste exacte, telle qu'elle figure dans le logiciel.
| Champ | Où on le rencontre |
|---|---|
| Numéro de compte | Relevés, RIB, contrats, courriers |
| Numéro de prêt | Offres de prêt, tableaux d'amortissement, avenants |
| Numéro de client | En-têtes de courriers, espace client, dossiers de crédit |
| Numéro de carte bancaire | Contrats de carte, oppositions, réclamations |
| Numéro de chèque | Relevés, bordereaux de remise, lettres chèque |
| Référence de virement | Libellés d'opérations, avis d'exécution |
| Référence unique de mandat SEPA | Mandats de prélèvement, notifications de prélèvement |
| Code BIC | RIB, mandats SEPA, virements internationaux |
S'y ajoutent les quatre champs communs à tous les métiers (numéro de dossier, référence, numéro de contrat, matricule) et les détections générales : personnes, emails, téléphones, adresses postales, SIREN et SIRET, numéro de sécurité sociale, IBAN avec contrôle mod 97, plaques d'immatriculation, dates. Pour un identifiant propre à l'établissement, le champ personnalisé par mot-clé décrit sur la page métiers fait le reste. Biffer est édité par Romain Rissoan, fondateur d'Opcadia, à Lyon.
Questions fréquentes
Faut-il biffer l'IBAN et le numéro de compte si le nom du client est déjà remplacé ?
Oui. Un IBAN ou un numéro de compte identifie le titulaire aussi sûrement qu'un nom : il suffit d'une consultation dans le système d'information pour retrouver la personne. Le secret bancaire porte sur l'information confidentielle elle-même, bien au-delà de l'état civil. Biffer traite donc l'IBAN (avec contrôle de la clé mod 97, ce qui limite les faux positifs) et le numéro de compte comme des données à part entière, remplacées par des alias stables (IBAN_001, COMPTE_001). Si une analyse a besoin de conserver le numéro de compte, par exemple pour rapprocher deux relevés, la politique « conserver » s'applique à ce type de donnée sans toucher au reste du document.
Un relevé exporté en CSV depuis l'espace client peut-il être traité ?
Oui. Le CSV fait partie des formats pris en charge, avec le PDF, le Word, l'Excel et le texte. Biffer lit chaque cellule, repère les noms de tiers dans les libellés d'opérations, les références de virement et les numéros de compte, puis réécrit le fichier avec les alias, colonnes et séparateurs inchangés. Vous pouvez ensuite demander à une IA de classer les opérations ou de calculer des totaux par catégorie tout en gardant l'identité des titulaires à l'abri. Un relevé reçu en PDF scanné, c'est-à-dire en image, est lu par la reconnaissance de caractères embarquée puis caviardé par noircissement des pixels, de façon définitive ; quand l'export numérique de l'espace client existe, préférez-le, il conserve la réversibilité.
Combien coûte Biffer pour un usage en agence ?
Biffer est gratuit pour cinq fichiers par mois, toutes fonctions comprises, sans limite de durée : à la première ouverture, vous saisissez votre adresse email dans le logiciel et cliquez sur le lien de confirmation, une fois par ordinateur, sans mot de passe ni carte bancaire. C'est de quoi vérifier sur vos propres relevés et contrats que les numéros de compte et de prêt sont bien reconnus. Pour un volume supérieur, Biffer pour Mac ou Biffer pour PC coûte 10 € HT (12 € TTC), payés une fois par carte (Stripe) : la licence est à vie pour la version achetée, liée à l'ordinateur, et le nombre de fichiers devient illimité. Toutes les fonctions sont incluses, profil banque, file d'attente et table de correspondance compris. Chaque nouvelle version majeure s'achète séparément ; la version installée reste utilisable sans limite.
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